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lundi 24 août 2015

L' ÎLE DES JUSTES : la presse en parle (4)

L' Île des Justes n'en fini pas de faire parler de lui, toujours en bien. C'est le cas du chroniqueur du site "Le quatrième de couverture" dont vous pouvez retrouver l'article ci dessous et visiter le site en cliquant sur l'image ci-dessous :
 
https://lequatriemedecouverture.wordpress.com/2015/08/23/lile-des-justes/
 
Marseille, été 42.
Pour échapper aux rafles, les Cohen tentent de rallier la corse avant de se rentdre en PAlestine, terre d’accueil mythique pour les juifs persécutés d’Europe.
Henri Cohen, arrêté par la police française puis déporté, ne vivra jamais son rêve. Suzanne, sa femme, est capturée à son arrivée sur l’île de Beauté et séparée de son fils Sacha qui, grâce à l’aide des insulaire, est mis en sûreté.
Réussissant à prendre la fuite, Suzanne retrouve son fils dans le petit village de Canari où un prêtre les recueille. Bienveillant, celui-ci leur permet de trouver un refuge où il les imagine à l’abri. Mais il oublie qu’en Corse aussi, l’ennemi fait sa loi… Seule la solidarité corse transformera le calvaire d’une famille en un chemin d’espérance et de vie.

J’ai découvert cet album par un autre blog, André, Georges, Edgar, et les autres qui en avait fait une critique qui m’a (une fois de plus) donné envie d’en faire la commande à ma libraire… Sans ce qui est raconté dans cette bande dessinée, cette bande dessinée ne serait pas. Il s’agit en effet de l’histoire vraie des grand-parents de Stéphane Piatzszek, le scénariste, Suzanne et Henri Cohen à qui l’album est dédié. Bien sûr tout cela a certainement été romancé.

Une énième histoire de juifs pendant la seconde guerre mondiale, avec plein de pathos et de victimisation me direz-vous, où les juifs seraient les gentils, les allemands et la police de Vichy les méchants. C’est vrai que beaucoup a déjà été écrit, comme pour se libérer d’un mauvais souvenir où il faudrait sans cesse le raconter. Peut-être… Mais qu’importe finalement. Et ce récit n’est pas construit avec des gentils et des méchants, ceux à qui l’on voudrait craché à la gueule dans les premières pages se révèlent d’ardents défenseurs de la liberté, les préfets, importés de métropole, attachés à ce que les demandes de Vichy soient respectés tiennent tête à la police lorsqu’ils souhaitent emporter des enfants. Le préfet tombe sous le charme de Suzanne, la jeune mère de Sacha qui se bat pour la vie de son fils !
sur l’île beaucoup de juifs se sont perdus, la police tente de les recenser. Pas d’Allemands, nous sommes en zone libre, c’est la police française qui se charge de respecter les ordres et de faire le sale boulot, sans peut-être en mesurer toutes les conséquences. Mais c’est sans compter l’insoumission des habitants de l’île qui s’enferment dans une omerta dès que l’on s’enfonce dans les petits villages. Le maquis abrite des réfractaires au STO (Service du Travail Obligatoire, institué dès 1943), les pêcheurs font des allers – retours avec le continent emportant dans leurs cales les hommes et femmes poursuivis.
L’île des justes – Page 59
Le dessin d’Espé est lumineux est sert à merveille le récit de cette famille déchirée par la folie d’une guerre, tout en détails. Les personnages et les paysages sont l’un et l’autres superbes. Le rythme de l’album est parfaitement maîtrisé, reflétant parfaitement les hésitations des uns et des autres entre l’ordre et la morale, tiraillés qu’ils sont.
 
L’île des justes – Page 87
 
Un magnifique album à découvrir !

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