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jeudi 29 septembre 2016

ARTICLE DU 29 SEPTEMBRE 2016 PARU SUR LE SITE SUD OUEST :

« Châteaux Bordeaux » s’envole dans les ventes


 « Les vendanges », 7ème tome de la série signée Corbeyran et Espé, vient de sortir en librairie. Un récit que les auteurs entendent mener bientôt à son terme.

Peut-on fabriquer un best-seller sur commande ? Beaucoup en rêvent. Peu y parviennent. Et lorsque c'est le cas, comme Corbeyran avec « Châteaux Bordeaux », dessiné par son complice Espé, aucun ne se risquerait à en dégager une recette. Jamais le scénariste bordelais n'aurait imaginé, lorsque l'éditeur Jacques Glénat lui a mis le marché en main, que sa saga viticole - dont le septième tome, « Les vendanges » (1), est déjà en tête des ventes en France (2) - deviendrait un succès populaire écoulé à des centaines de milliers d'exemplaires. Il envisage pourtant de lui donner un terme. Les différentes intrigues trouveront leur résolution avec le tome 9.

Le temps d'un millésime

« L'idée était d'accompagner Alexandra, le personnage principal, héritière d'une propriété dans le vignoble de Margaux, dans toutes les étapes la menant à réaliser son propre vin, explique Corbeyran. Et d'avoir, au final, une photo de famille de l'univers du vin de Bordeaux, avec tous les acteurs de la filière… »

Une démarche ambitieuse qui s'accommode mal d'une limite de temps. Le succès l'a aidé à prendre ses aises. « Je ne savais pas, au début, combien de tomes seraient nécessaires. Quand la série a démarré, je connaissais bien sûr la résolution de l'intrigue, mais pas encore tout à fait le déroulé. Cela nous a donné une certaine souplesse. » Pour tenir compte, notamment, de rencontres, découvertes, détails et anecdotes mises au jour, au fur et à mesure qu'il pénétrait un univers viticole pas si avare de confidences qu'on le dit.

Un exemple ? « J'avais besoin d'un méchant pour mon histoire. J'ai choisi un courtier, car sa profession me semblait plus directement liée à l'argent. Cela ne me semblait pas très important sur le coup. J'ai alors été abordé par Charles Ripert, dont les bureaux sont proches de mon atelier. » Corbeyran sourit à cette évocation. « Il m'a carrément dit : “Les courtiers n'ont pas bonne presse dans votre histoire. Je suis courtier. venez me voir, je vous ferai découvrir notre métier.” J'ai eu à cœur de redorer le blason de la profession, dans le tome 6… »

Un public diversifié

L'auteur confesse volontiers avoir été longtemps ignorant de l'univers du vin. « Je l'ai abordé avec un regard neuf, sans a priori de spécialiste. Jacques Glénat m'avait présenté des connaissances, l'œnologue Michel Rolland et les époux Cathiard. Je leur dois beaucoup. »

La récompense ? Le succès mais pas seulement. Corbeyran se dit comblé des réactions des lecteurs. « La série n'a pas connu un succès fulgurant, sourit-il. Mais son lectorat s'est consolidé. Elle séduit aussi bien les néophytes que les professionnels. Nous avons eu de merveilleux retours lors de séances de dédicaces. Chaque année, nous rallions des lecteurs supplémentaires… »

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